Loisirs en France

11 septembre 2018

A Chicago pour bousculer les codes

Parfois, il m'arrive de participer à un incentive qui me fait l'effet d'un életrochoc. Ca n'arrive pas souvent, mais c'est à un de ceux-là auquel j'ai participé la semaine dernière à Chicago. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça nous a bousculés, mes collègues et moi. Ca commencé tout de suite très fort. Lorsque nous sommes arrivés dans l’amphithéâtre réservé pour l'occasion, nous avons voulu nous asseoir sur les fauteuils. Mais nous avons aussitôt été invités à passer toute la journée sur la scène elle-même. C'est quand même beaucoup mieux que d'écouter un discours lénifiant sur le fait d'être acteur plutôt que spectateur ! Nous nous attendions à réfléchir en groupes de travail constitués de façon à mélanger les équipes, comme nous le faisons habituellement. Mais cette fois, nous avons été invités à nous disposer par équipe opérationnelle. D'habitude, on nous demande de réfléchir sur une question du type : « Pourquoi les choses vont mal ? ». Mais cette fois, nous avons tous eu droit à un sujet un peu plus délicat à traiter : « Quelles actions spécifiques l’équipe X (une autre équipe présente dans la salle) devrait-elle mener afin de participer à l’amélioration de l'entreprise ? ». Je vous laisse imaginer le grand moment de flottement qu'il y a pu y avoir à l’énoncé de la question, quand on a compris qu’il fallait casser du sucre sur le dos des autres équipes ! Mais les langues se sont pas mal déliées, au final. Et quand a eu lieu la présentation des points d'amélioration pour chaque équipe, il y a eu pas mal de visages qui se sont décomposés. Il faut dire que pour la plupart des équipes, les listes d’actions à entreprendre étaient sans fin ! Et chaque équipe a dû s'engager à mettre en oeuvre les deux tiers des mesures suggérées. Si cette méthode nous a sérieusement bousculé, elle a fait son petit effet, et j'ai décidément bien apprécié la méthode utilisée lors de cet incentive, bien plus efficace à mon sens que les traditionnels rassemblements où l'on ergote à n'en plus finir. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'est chargée d'organiser cet événement. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site internet sur cette expérience de voyage incentive à Chicago qui est très bien rédigé sur ce thème.

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24 août 2018

Réalité virtuelle et réalité augmentée, simples goodies ou futurs must have des terminaux ?

Si la réalité augmentée et la réalité virtuelle ne sont pas des concepts nouveaux, leur mise en pratique s’est souvent arrêtée à l’étape du prototypage et, jusqu’à présent, peu d’usages grand public les ont mises en valeur. La réalité augmentée permet d’ajouter une couche d’information au-dessus d’une image capturée en temps réel par la caméra d’un terminal. Elle est utilisée dans des applications comme Pokemon Go et AR Stickers pour afficher des éléments virtuels, respectivement des Pokémons et des Stormtroopers, en surimpression de l’image capturée par le téléphone. Les applications de réalité augmentée ont commencé à apparaître avec les premières générations de smartphones et aujourd’hui les terminaux en offrent un meilleur support : Apple a déployé son environnement de réalité augmenté (ARKit) dans iOS 11 et Google propose son environnement ARCore sur Android. Des équipements dédiés à cet usage, tels que les casques HoloLens et LightWear devraient permettre un exercice plus poussé de la réalité augmentée. La réalité virtuelle permet une immersion complète dans un environnement créé par ordinateur ou simplement distant (par exemple pour simuler la présence de l’utilisateur dans un lieu différent). Elle peut être mise à profit dans les jeux vidéo pour créer une expérience plus réaliste ou en cinématographie, pour transporter le spectateur au cœur du film. On peut aussi imaginer qu’elle soit utilisée en support des véhicules semi-autonomes, pour qu’un conducteur humain puisse les piloter dans des situations requérant une intervention humaine sans se trouver à l’intérieur. Tout comme l’appareil photo qui fait aujourd’hui partie intégrante des smartphones, des utilitaires de réalité augmentée ou de réalité virtuelle pourraient être considérés comme indispensables dans les terminaux de demain. L’intégration de la réalité virtuelle dans des biens de grande consommation tels que la console de Sony ou encore dans les smartphones (par exemple avec le casque Daydream de Google) laisse présager une plus large adoption dans les prochaines années.

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12 juin 2018

Les mystères du MH17

Les troupes ukrainiennes ont-elles abattu le vol MH17 de la compagnie aérienne malaisienne pour fomenter une guerre? Les puissances cachées de leurs associés mondialistes veulent nous faire croire que c'est la Russie qui a abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines avec la perte tragique de près de 300 vies en utilisant des missiles sol, mais est-ce qu'il se passe quelque chose ici? ? Sans une véritable enquête, la rhétorique mise en avant par les puissances cachées qui sont contrôlées par les médias traditionnels indique que le doigt pointe fermement vers les rebelles ukrainiens aidés et soutenus par la Russie. Cependant, certains pensent que l'explication de la descente de l'avion était un cas d'identité erronée d'une force terrestre basée en Ukraine, soutenant la Russie et pensant qu'il s'agissait d'un avion militaire ennemi. D'autres, de diverses sources, affirment qu'il a été exécuté par les troupes ukrainiennes. La théorie sous-jacente est basée sur l'idée que l'armée ukrainienne a secrètement abattu le vol MH17 de la compagnie aérienne malaisienne pour le reprocher aux Russes en tant que tentative de fomenter une guerre. Si cela était accepté comme un fait international, une condamnation mondiale en résulterait, favorisant politiquement l'Ukraine dans la guerre. Des responsables en Ukraine et aux États-Unis maintiennent catégoriquement que Moscou a aidé et encouragé les séparatistes à effectuer la fusillade de l'avion, affirmant que l'opération de missiles peut être attribuée à ces individus impliqués. Cependant, le procureur général de l'Ukraine, Vitaliy Yarema, le conteste en disant que "l'armée a dit au président après que l'avion de ligne ait été abattu que les terroristes ne possédaient pas nos systèmes de missiles Buk". A l'appui de ce qui précède, des experts médico-légaux formés en audio ont analysé un enregistrement publié par les autorités ukrainiennes affirmant que c'était une preuve que la Russie aidait et encourageait les rebelles au travail avec l'attaque au missile ... mais elle a été rejetée par les experts . Une partie de l'audio était censée être un seul enregistrement. Cependant, lorsque les composantes spectrales et temporelles ont été analysées, il s'est avéré que celle-ci était constituée de trois segments qui avaient été assemblés. Le dialogue enregistré était venu de trois différents épisodes séparés reconstitués ... les experts ont rapporté. De plus, l'enregistrement sur bande comportait un certain nombre de pauses détectées, indiquant qu'il y avait des démarcations de temps spécifiques confirmant que l'audio avait été assemblé à partir de divers épisodes. Outre tout cela et surtout, un dénonciateur prétend qu'il a des images satellites montrant que c'était l'armée ukrainienne qui avait abattu l'avion et était donc responsable. Les images sont en possession des services de renseignement des États-Unis. Nous devrons en effet attendre les développements ultérieurs qui pourraient révéler la vérité. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de ce baptême en avion. Suivez le lien.

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05 juin 2018

Enjeux et perspectives pour le commerce digital

Le canal de vente en ligne est perçu différemment selon le profil du e-commerçant : cœur de métier pour le pure player, il représente un canal de vente supplémentaire pour le click & mortar et un moyen de générer davantage de trafic en magasin. Néanmoins, la concurrence entre ces deux canaux de vente ne doit pas exister. Ils doivent tous deux cohabiter et servir un objectif commun : satisfaire le consommateur en le plaçant au centre de la stratégie. Aux caractéristiques différentes, ces deux profils d’e-commerçants partagent néanmoins les mêmes enjeux qui varient davantage en fonction de leur positionnement stratégique – qu’est-ce que je vends et à qui ? – , à quelques nuances près. Les enseignes multi-spécialisées visent davantage le commerce de masse, elles présentent une offre très large de produits et des prix attractifs. Quel que soit le sujet, leurs choix seront guidés par la performance opérationnelle de l’outil de production. Le click & mortar multi-spécialiste fait face pour sa part à un enjeu d’omnicanalité : fluidifier ses parcours d’achat, connecter ses points de vente, fusionner les canaux de communication, etc. Mais cet enjeu sera très vite partagé par le pure player dès lors qu’il se dotera d’une application mobile voire de boutiques physiques. Le mobile constitue en effet un levier important de développement. Malgré quelques défauts (taille d’écran réduite, potentiel de publicité plus faible, etc.), il présente l’avantage de créer des occasions beaucoup plus fréquentes de consultation du site marchand et propose également une méthode de communication beaucoup plus personnelle et donc beaucoup plus efficace : la notification push. Le principal enjeu repose alors sur le télé- chargement de l’application. Plusieurs méthodes existent pour inciter le consommateur à la télécharger : forte notoriété du site Internet permettant de communiquer sur l’existence de l’appli, référencement naturel sur les appstores ou encore mise en place d’un système de parrainage… Quant aux magasins physiques, ils permettent d’ancrer la marque dans l’esprit des gens, d’accroitre sa visibilité et de proposer des services web to store jusque là réservés aux click & mortar. Du simple showroom aux magasins avec stocks dédiés en passant par les corners dans les grands magasins, ils peuvent constituer des relais de croissance intéressants. Cette stratégie doit néanmoins être considérée avec prudence car nécessitant des investissements importants et plus adaptée à certaines catégories de produits (mode et maison) que d’autres.

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05 avril 2018

Sans moteur

Quand le réveil me tire du sommeil ce matin-là, je maudis ma femme. Il est cinq heures du matin et il est dimanche. Et si nous devons nous réveiller si tôt, c'est à cause d'elle. C'est elle qui a voulu faire cette expérience pour le moins étrange. Mais heureusement, je la pardonnerai vite. Une fois qu'on sera là-haut. Dehors, il fait encore nuit ; la ville endormie a des airs de fin du monde. Nous arrivons sur les lieux où nous attendent les autres membres de l'association, et dans la semi-obscurité (le ciel commence à pâlir tout doucement), nous assistons à une scène étrange. Un aérostier emploie un ventilateur pour propulser de l'air froid dans une enveloppe de tissu, puis finit de le gonfler à l'aide d'un brûleur. Le ballon prend lentement forme. Quel étrange spectacle que celui-là. A vrai dire, je n'étais pas fou à l'idée de faire ce vol, étant donné que sur un escabeau, j'ai déjà le vertige. Mais certains amis m'ont dit qu'on ne peut avoir le vertige en montgolfière. Si ce n'est pas le cas, je suis dans la mouise. Une fois que le ballon est paré pour le départ, nous embarquons. Nous sommes huit pour ce vol étonnant, et après quelques dernier préparatifs, nous prenons notre envol. Celui-ci est tellement tranquille que j'aurais pu ne pas le remarquer. Soulagé, je constate qu'effectivement, il n'y aucune sensation de vertige. Dans la nacelle, chacun profite à sa manière du paysage, mais toujours en silence. En dehors du bruit du brûleur, c'est le calme absolu. J'ai rarement connu un silence aussi beau, aussi poétique. Je découvre que cette virée tout là-haut est davantage qu'une simple promenade, en fait. Si loin du monde réel, on se sent en effet débarrassé des menus tracas. Comme si ces derniers étaient liés de manière étrange à la gravité. Ca fait beaucoup de bien. Une heure plus tard, c'est déjà le moment de redescendre. Après avoir frôlé d'un peu trop près la cime des arbres, nous finissons tout de même par atterrir sans le moindre. Quoique, pas tout à fait : nous avons regagné la terre ferme, mais nous avons encore tous un peu la tête dans les nuages ! Si vous aussi vous sentez pousser des ailes, voilà le site où j'ai trouvé mon vol ! Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur ce de baptême de l'air en montgolfière qui est très bien fait sur ce thème.

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27 mars 2018

Les procédures d’accès rapide à l’innovation dans trois pays

Les partenaires de la France ont, pour les principaux, pris conscience que leurs critères et processus d’évaluation ne semblaient plus adaptés à la vitesse d’émergence et à la nature nouvelle de l’innovation. Ainsi, ils ont mis en œuvre des processus de Fast-track, ayant pour objectif de mettre en œuvre un temps plus court d’évaluation, et/ou d’octroyer des autorisations sur la base de développements plus courts. Ces deux procédés visent le même résultat : accélérer la mise à disposition de l’innovation, tout en s’assurant, par un suivi robuste, de la sécurité de ces innovations pour le patient. Au Royaume-Uni : L’Early Access to Medicines Scheme (EAMS) permet à des produits d’être utilisés avant leur autorisation de mise sur le marché, sur la base d’une évaluation bénéfice/risque exploitant l’ensemble des données disponibles, pour des pathologies mettant en risque le pronostic vital, ou étant fortement handicapantes. Ce statut a été octroyé à 15 produits sur les trois dernières années. Cependant, les autorités de santé peuvent parfois rencontrer des difficultés quant à l’évaluation de produits pour lesquels une quantité très limitée de données est disponible. En Italie : Une réforme de l’évaluation des produits innovants a été réalisée en avril 2017, pour apporter une définition de ce qui peut être considéré comme un produit innovant, puis y associer un dispositif d’évaluation rapide et adapté. Ainsi donc, l’Italie a fixé un délai maximal de 100 jours pour l’accès au marché pour des produits démontrant des bénéfices cliniques exceptionnels, ainsi que pour les produits traitant des maladies orphelines. Par ailleurs, les produits innovants ne sont pas sujets aux baisses de prix obligatoires, et sont accessibles dans l’ensemble des régions. Aux États-Unis : L’accès précoce à l’innovation prend la forme de quatre dispositifs, répondant à des critères et des logiques différentes : – Fast track : faciliter le développement et raccourcir l’évaluation de produits répondant à un besoin médical sévère et établi ; – Breakthrough therapy : faciliter le développement et raccourcir l’évaluation de produits démontrant un bénéfice clinique majeur sur les alternatives thérapeutiques existantes ; – Accelerated Approval : autorisation de mise sur le marché de produits sur des critères d’efficacité secondaires (au lieu de critères primaires usuellement) ; – Priority Review : un produit bénéficiant de la Priority Review sera évalué dans un délai de six mois.

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02 février 2018

J'aime l'Ecosse

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Valencia et la fête

Comme les unités de lumière directe du soleil dans la vallée de Ferguson le 10 Février, une fête des points de langue espagnole peut prendre plus de vin porte avant écologique. La célébration du Sundowner en langue espagnole sponsorisée par Foods With Enthusiasm Les chefs cuisiniers sud-occidentaux Mon Barrero et Laura McGinley est certainement le premier de la forme, mais le couple souhaite que vous en voyiez beaucoup plus à venir quand il sera un succès. "C'est la saison estivale et c'est un vignoble, donc c'est un endroit idéal pour organiser une fête espagnole", a déclaré Mme McGinley. «Nous fusionnons le vin avec le soleil, avec le panorama époustouflant, la nourriture, les danseurs, l'audio et l'ombre.» Une grande paella pleine de saveurs va être cuite face aux visiteurs tout en appréciant 10 sortes différentes de fait picoteo - finger food espagnol - et aussi sangria, grooving et chansons. "Toutes les tapas sont faites maison, très conventionnelles et authentiques - nous préparons tout à partir de dégâts", a-t-elle dit. "Nous sommes vraiment heureux d'en profiter simplement parce qu'en Espagne, la saison estivale est vraiment unique. «La combinaison de nourriture, de vins, de musique et de paella pendant la nuit et l'expérience et la perspective sont idéales.» Les danseurs de Sol y Sombra Nicole Kostezky et Susie Maratea apporteront une touche supplémentaire d'amusement aux festivités. "Nous allons avoir une certaine variété et mélanger entre quelque chose de légèrement plus léger et plus lourd et divertissant", a déclaré Mme Maratea. "Cela ajoute au coeur et à l'âme des choses qu'une fête est l'Espagne, nous voulons donc qu'ils se sentent comme s'ils étaient en Espagne." Mme Kostezky a déclaré qu'elle espérait que les gens seraient emportés dans la danse passionnante, remplie d'ombre, de flux et les mouvements. «La danse du ventre contribue à la validité, alors nous nous attendons à ce que les hommes et les femmes veuillent bien applaudir et nous verrons comment cela va se développer», a-t-elle dit. Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de ce séminaire entreprise à Valencia. Cliquez sur le lien.

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24 janvier 2018

L’apathie et la passion

L'apathie ou la passion du sage est une autre de ses caractéristiques les plus saillantes. Les passions étant, d'après Zénon, non pas naturelles, mais des formes de maladie, le sage, en tant qu'homme parfait, serait bien sûr entièrement libre d'elles. Ils étaient autant de perturbations du flux régulier dans lequel sa béatitude reposait. Le sage ne serait donc jamais ému par un sentiment de faveur envers quelqu'un; il ne pardonnerait jamais une faute; il n'aurait jamais pitié; il ne serait jamais dominé par l'exhortation; il ne serait jamais agité à la colère. Quant à l'absence de pitié chez le sage, les stoïciens eux-mêmes ont dû éprouver quelques difficultés, puisque nous trouvons Épictète recommandant à ses auditeurs de montrer leur chagrin par sympathie pour un autre, mais de faire attention à ne pas le sentir. L'inexorabilité du sage était une simple conséquence de son calme raisonnable, ce qui l'amènerait à prendre le bon parti dès le début. Enfin, le sage ne serait jamais agité à la colère. Car pourquoi devrait-il agiter sa colère pour en voir un autre dans son ignorance se blesser? Un autre contact doit encore être ajouté à l'apathie du sage. Il était imperméable à l'émerveillement. Aucun miracle de la nature ne pouvait exciter son étonnement - aucune caverne méphitique, que les hommes jugeaient les bouches de l'enfer, pas de marée profonde, la merveille de l'habitant de la Méditerranée, pas de sources chaudes, pas de jets de feu. De l'absence de passion ce n'est qu'un pas vers l'absence d'erreur. Nous passons maintenant à l'infaillibilité du sage, doctrine monstrueuse qui n'a jamais été abordée dans les écoles avant Zénon. Le sage, disait-on, n'avait pas d'opinion, il ne se repentait jamais de sa conduite, il ne se trompait jamais de rien. Entre le jour de la connaissance et l'obscurité de l'ignorance, Platon avait interposé le crépuscule de l'opinion où les hommes marchaient pour la plupart. Pas si cependant le sage stoïcien. On pourrait dire de lui, comme disait Charles Lamb, de l'Écossais avec lequel il sympathisait si imparfaitement: «Son entendement est toujours à son méridien, vous ne voyez jamais la première aurore, les premières stries. Il n'a aucune hésitation de soi-méfiance. Les conjectures, les suppositions, les appréhensions, les demi-intuitions, les demi-consciences, les illuminations partielles, les instincts obscurs, les conceptions embryonnaires, n'ont pas leur place dans son cerveau ou dans son vocabulaire. Le crépuscule de la dubiété ne tombe jamais sur lui. L'opinion, que ce soit sous la forme d'un assentiment ungripped, ou d'une supposition faible, était étrangère à la disposition mentale de l'homme sérieux. Avec lui, il n'y avait pas d'assentiment hâtif ou prématuré de la compréhension, pas d'oubli, pas de méfiance. Il ne se permettait jamais d'être dépassé ou trompé, n'avait jamais besoin d'un arbitre, n'était jamais dans son compte ni mis à la porte par un autre. Aucun homme urbain ne s'est jamais éloigné de son chemin, n'a pas manqué sa marque, n'a pas vu mal, n'a pas entendu mal, ou a erré dans aucun de ses sens; il n'a jamais conjecturé ni pensé à une meilleure chose, car l'un était une forme d'assentiment imparfait, et l'autre un signe de précipitation précédente. Il n'y avait pas de changement, pas de rétraction, pas de trébuchement. Ces choses étaient pour ceux dont les dogmes pouvaient changer. Après cela, il est presque superflu pour nous d'être assuré que le sage ne s'est jamais saoulé. L'ivrognerie, comme le soulignait Zénon, impliquait de babiller, et de cela le sage ne serait jamais coupable. Cependant, il n'abandonnerait pas complètement les banquets. En effet, les stoïciens reconnaissaient une vertu sous le nom de «convivialité», qui consistait à les conduire convenablement. Il a été dit de Chrysippus que son comportement était toujours calme, même si son allure était instable, de sorte que sa femme de ménage a déclaré que seules ses jambes étaient ivre.

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18 décembre 2017

Une nuit d'août 1997

Le week-end dernier, je me suis rendu à Rennes pour y pratiquer un stage de pilotage GT. J'avais prévu d'en parler ici, mais je suis tombé sur un docu revenant sur l'accident de Diana. Je ne pouvais pas ne pas évoquer le plus célèbre accident routier. Ce drame a en effet nourri les idées les plus folles. Des doutes alimentés par la hargne de Mohamed Al-Fayed, qui contredisait ouvertement les résultats de l'enquête menée sur le sort des deux amoureux. Mais la vérité est, en définitive, plus banale. La berline à l'origine du drame est en effet entrée dans le tunnel à 150 km/h, et s'est soudainement retrouvée face à une Fiat Uno qui avançait paisiblement. Le conducteur de la berline a tenté de freiner, a quand même effleuré l'autre voiture sur le flanc, voulu redresser mais n'y est pas parvenu. Le conducteur de la Fiat, affolé, a alors décampé et a tenté de rester sous le radar. Comme on peut le voir, la réalité est plus banale que certains l'auraient cru. Le documentaire révélait une série de détails ayant mené à cette sinistre conclusion. La voiture de Diana n'avait que 11 000 km mais avait une existence bien chargée. Elle avait en effet été acquise par un particulier, puis volée et retrouvée très abîmée près de Roissy. Elle avait de fait été classée en tant qu'épave, et devait partir à la casse. En théorie du moins, car elle a finalement reparu dans un parc automobile qui travaille beaucoup pour le Ritz. Pour la petite histoire, le chauffeur n'avait pas le droit de conduire une telle voiture : elle était casée dans une catégorie qui requiert un permis particulier. Mais Dodi Al-Fayed désirait retourner sur le champ chez lui et c'est donc cette limousine qui a été proposée. Pour la simple raison qu'il fallait réagir vite et qu'il fallait obéir au patron. L'accident tout bête, en somme. Concernant ce stage de pilotage GT à Rennes, je reviendrai dessus une prochaine fois. Je vous mets en lien le site du prestataire, pour patienter... ;-) Retrouvez toutes les infos sur le site Les plus belles voitures du monde en suivant le lien.

 

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